Mon premier Marathon

 

Retour sur le défi Running de notre petite sœur Sarah  @Sarah_spaghett

ETAPE 1 – OSER !

En fin d’année 2017, alors que le projet du Raid Amazones et de l’équipe Sisters and Sister se met doucement en place, je vois passer sur les réseaux sociaux un programme de préparation au Marathon de Paris : le programme Running Smart créé par Clélia Edouard (alias MyTrainingDiary).
Même si le marathon ne fait pas vraiment [encore] partie de mes plans running à moyen/ long termes, l’idée fait doucement son chemin : Et si ce programme tombait à pic ? et si j’étais capable de courir ces fameux 42 km ? En manque d’objectifs et de motivation pour rechausser assidûment les baskets, je décide de me lancer et j’intègre le groupe Running Smart !

LE PROGRAMME RUNNING SMART

Le programme  Running Smart est un programme complet composé par une équipe d’experts comprenant :

  • Des entrainements de renforcement musculaire (par Clélia Edouard)
  • Un programme running (par Vincent Viet)
  • Un encadrement Nutrition et diététique (par Marie Caroline Savelieff)
  • Des conseils et aides pour la récupération (suivi par des kinésithérapeutes Kine Louvre, tests de la cryothérapie à Pôle Cryo, du compex…)

Nous étions une dizaine de coureurs avec des objectifs bien différents à intégrer la team Running Smart (plus d’infos sur le blog de myTrainingDiary)

ETAPE 2 – LA PREPARATION

Durant près de 4 mois, la team Running Smart a suivi les plans d’entrainement, nous nous sommes retrouvés pour des sessions de groupe régulièrement (2 fois par mois) et nous avons pu échanger entre nous et avec les experts pour répondre à nos doutes et nos questions.

Janvier, un démarrage progressif

Lancement officiel du programme et  rencontre de la Team. C’est également le moment de « l’évaluation initiale » : test VMA chez mon Stade, évaluation de la foulée, bilan nutritionnel, … on apprend à mieux se connaitre et on prend ces marques petit à petit. Les semaines passent et le volume d’entrainement augmente tranquillement sans vraiment s’en rendre compte.

Février : augmentation de la difficulté.

Les semaines passent et les kilomètres s’enchainent, la charge toujours en augmentation. La météo n’est pas simple à gérer en hiver mais malgré ça, j’arrive à suivre le programme et les kilomètres sont avalés sans grosses difficultés.

Mars : Dans le dur physiquement et mentalement !

La fatigue qui s’accumule, l’hiver qui ne se finit pas, j’ai un gros passage à vide vers mi-mars : remise en question, doute sur ma préparation et nerveusement, j’ai du mal à suivre le rythme. Je m’accorde un bon break d’une semaine (juste avant la diminution de la charge prévue par le programme), pour me reposer, penser à autre chose et retrouver mon intention de départ : prendre du plaisir à relever ce défi !

Un dernier rdv pour me rebooster : la sortie longue finale en groupe. Presque 30 bornes courues avec une partie de la team. La confiance revient, le moral avec !

ETAPE 3 – LE JOUR J

Le jour J arrive, et c’est le moment de kiffer sans se prendre la tête. Bien sûr que le stress est là, mais il faut essayer de relativiser : ce marathon je le fais pour le plaisir, pour moi, c’est une première expérience alors même si j’envisage un chrono, je suis consciente que je dois d’abord découvrir cette distance.

La course 

Le début de la course se déroule bien : je découvre l’ambiance marathon : le cadre, les encouragements, je croise mes supporters (Alice la grande sœur et mon chéri).  Je passe les 10km, les 15… je pense à m’hydrater et manger. Jusqu’au semi, je suis bien et tout se passe [encore] pour le mieux ! Durant la suite de la course, je commence à trouver le temps long… j’essaye de réguler l’allure pour ne pas me cramer et j’appréhende le fameux « mur » des 30 bornes.
Alice vient me retrouver au km 30 pour courir avec moi. La compagnie fait du bien car je commençais à m’ennuyer. Le 30ième km passe [étonnamment] assez bien, mais le « mur » me rattrape et je craque  vers le 35ième km : plus de jambes, nausée, plus de motivation. Je suis dans un état second et je finis les 7 derniers km difficilement, en alternant marche/course et en me posant mille questions. Les kilomètres sont interminables, Alice est là pour m’aider à finir la course. Je passe l’arche dans la douleur, un peu frustrée de cette fin de course.

$^po

Finisher !

  NeibaFoto 

Le temps de reprendre mes esprits, de prendre ma médaille et de retrouver mes proches, je réalise petit à petit tout ce qui vient de se passer…

 ETAPE 4 – LA RECUPERATION ET LE RETOUR A LA REALITE

Pour ma part, j’ai récupéré très vite de la course. Dès le lendemain, aucune grosse courbature ni douleur. Je profite quand même d’une bonne semaine de repos bien méritée ! Malgré la légère déception sur la gestion de la fin de course, je reste super fière d’avoir couru ce marathon ! Je le finis en un temps très raisonnable et avec le recul, je suis même prête pour un second.
Le programme Running Smart m’a permis d’apprendre beaucoup : sur les entrainements, la gestion de l’alimentation, la récupération …etc. Partager la préparation avec une équipe était également une super expérience. Le soutien de ma grande sœur Alice m’a énormément aidé aussi !

Après ce beau défi, il est temps de se consacrer à la suite… Objectif Sri Lanka 2018 ♥